
Le professeur Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix et rescapé de la Shoah, a exprimé à maintes reprises son attachement indéfectible à l'Etat d'Israël. Venu la semaine dernière pour assister aux festivités du soixantième anniversaire, il est resté dans le pays et a donné mardi une conférence à l'université de Tel Aviv sur le thème : "Le souvenir de la Shoah au soixantième anniversaire de la renaissance".
Au cours de son exposé, Elie Wiesel a demandé à l'assistance : "Qu'est-il possible de faire aujourd'hui contre l'antisémitisme, contre la haine ?" Et d'ajouter : "Aujourd'hui, à l'ère de l'Internet, chacun peut lancer un appel au meurtre, et personne ne pourra l'arrêter". Pour Elie Wiesel, ce nouveau moyen de communication, à la portée de tous, est extrêmement dangereux étant donné que n'importe qui peut, sans avoir à s'identifier, distiller la haine sans encourir le moindre risque.
Elie Wiesel a également fait part de son inquiétude face aux agissements de l'actuel président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Il a précisé : "Ahmadinejad est un ennemi, et nous ne pouvons pas lui permettre d'atteindre la puissance ultime. S'il obtient l'arme nucléaire, il la vendra, et la première bombe sera sans aucun doute dirigée sur Tel Aviv.". Et de souligner : "Une chose est sûre, malheureusement : s'il arrive quelque chose à Israël, tous les Juifs du monde entier seront également en danger".
Le professeur Elie Wiesel vient de recevoir ces jours-ci le titre de docteur honoris causa de l'université de Tel Aviv et a en outre obtenu une distinction honorifique, celle de président d'honneur de l'Institut de Recherche sur l'antisémitisme et le racisme, qui fonctionne depuis 16 ans dans le cadre de l'université, sous la direction du professeur Dina Porat.