Première bienvenue en Israël, la Commission parlementaire de l'Intérieur, qui est également responsable de l'Environnement, a voté en 2e et 3e lecture l'instauration dans chaque ville de "Policiers de l'Environnement" qui seront chargés de contrôler et sanctionner ceux qui polluent. Cette mesure a été proposée par Dov Hanin (Hadash), et constitue une nouveauté dans les prérogatives municipales. Dès l'adoption définitive de de cette loi, des "Policiers verts" seront formés durant une année avant de prendre du service. Ils posséderont des prérogatives très larges, et seront habilités à contrôler aussi bien les activités privées que les entreprises publiques, comme les ports ou les hôpitaux.
Les amendes qu'ils dresseront iront dans les caisses des municipalités. Les villes de plus de 25.000 habitants seront obligés de poster de tels fonctionnaires, et pour celles moins peuplées, ce sera facultatif.
Le Président de la Commission parlementaire de l'Intérieur, Ophir Pines (Avoda), dont certains disent qu'il pourrait quitter lui aussi le Parti travailliste pour rejoindre les Verts, s'est réjoui de cette décision, et a déclaré "faire confiance aux municipalités pour imposer ces policiers et changer les mentalités". Dov Hanin, l'initiateur de la loi, voit ici une "révolution dans les moeurs, surtout après le Rapport du Contrôleur de l'Etat qui a été sévère envers les municipalités dans le domaine de la pollution." Selon les données gouvernementales, l'objectif est de réduire de 20% les émissions de gaz toxiques d'ici 2020.
Il semble que la sensibilité écologique prend de l'ampleur. Le ministre de l'Intérieur, Meïr Chétrit, a répété devant la dite commission son opposition à la création d'une centrale au charbon à Ashkelon, en notant "qu'elle ne serait d'aucune utilité si ce n'est de fournir du travail aux employés de la Compagnie d'Electrcité". Ophir Pines et Dov Hanin se sont réjouis de cette décision, et le ministre a rajouté que "l'avenir est dans l'énergie solaire et nucléaire."