Les efforts déployés par le gouvernement israélien en vue d'une accalmie ont-ils des chances d'aboutir ? Rien n'est moins sûr, surtout après le discours particulièrement virulent, prononcé jeudi après-midi à Gaza par le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh.
Lors d'un congrès réunissant les membres des syndicats professionnels palestiniens, Haniyeh a notamment déclaré que "les Palestiniens n'avaient pas accepté de reconnaître Israël par la force et ne le feraient pas plus sous le siège qui leur était imposé". Il a ajouté : "Même si le siège est maintenu encore longtemps, nous ne reconnaîtrons pas Israël".
Alors que les agglomérations israéliennes du Néguev ont été bombardées pendant la journée par plus d'une cinquantaine d'obus et de roquettes, Haniyeh a parlé des "droits des Palestiniens" sauvegardés grâce à l'action des "organisations armées et plus particulièrement de la branche "militaire" du Hamas".
Haniyeh, poursuivant son réquisitoire, a affirmé que "la politique de siège israélo-américaine avait commencé à décliner" et a prétendu que "les relations du Hamas avec ses voisins arabes étaient bonnes". En outre, a-t-il encore déclaré, "les liens avec un certain nombre de responsables européens s'amélioraient nettement". Et de préciser : "Il ne se passe pas une semaine sans que nous ayons une rencontre avec des représentants d'Etats européens ou d'organisations européennes ou internationales". Il a ajouté que les entretiens avec les Européens se déroulaient à Gaza, en Judée-Samarie ou à l'étranger.
Evoquant ensuite les pourparlers, menés sous la médiation de l'Egypte, en vue d'une accalmie dans la région, Haniyeh a déclaré que les Palestiniens n'avaient jamais réclamé un cessez-le-feu et que les efforts étaient entrepris uniquement par les Israéliens et les Américains.