Selon le rabbin Levi Brackman, le nouveau certificat de cacherout délivré par le rabbin conservative Morris Allen, les synagogues unifiées du judaisme conservative et l’assemblée rabbinique apparaît comme une très bonne idée. Le certificat de cacherout assurera que la nourriture a été produite de façon éthique et que personne n’a été traité injustement pendant le processus de production. C’est un sceau éthique. Pourquoi quiconque s’opposerait à cette noble cause ?
Pour Brackman, le problème avec ce nouveau certificat n’est pas le concept, mais le contexte. Le slogan du certificat est « manger cacher au 21 e siècle » ; il implique qu’il y a une différence entre manger cacher aujourd’hui et manger cacher il y a 100 ou 200 ans, et que pour cette raison, un nouveau genre de certificat éthique de cacherout est nécessaire.
L’initiative du certificat juste est née après la malheureuse saga qui a impliqué le producteur de viande cacher Agriprocessors Inc, qui employait des immigrants illégaux et maltraitait les travailleurs. Pour l’instant, ces accusations n’ont pas été prouvées. Néanmoins, nous ne pouvons excuser ces sociétés qui maltraitent leurs employés ou agissent de façon contraire à la moral. Ces sociétés que possèdent et dirigent des juifs religieux devraient respecter les standarts moraux et éthiques de la thora.
Si ces accusations sont prouvées, le propriétaire d’Agriprocessors Inc, qui se définit comme religieux, aura des comptes à rendre et aucun de nous ne devrait traiter avec lui jusqu’à ce qu’il change d’attitude. Toutefois, tout cela n’a rien à voir avec le fait de savoir si la nourritire est cacher selon la loi juive.
L’honnêteté intellectuelle exige de développer le sujet comme il se doit. Pour que de la nourriture soit cacher, il faut respecter les lois de séparation du lait et de la viande, ne consommer que les animaux autorisés, que ces animaux soient en bonne santé au moment de l’abattage, que l’animal soit totalement vidé de son sang avant d’être consommé et qu’il soit abbattu sans douleur. La cacherout n’est donc pas liée au traitement moral des employés ou à la moralité des sociétés qui produisent de la nourriture cacher. Dans la thora, d’autres lois concernent l’éthique et la morale.
Brackman se demande si ces personnes ont regardé de près comment les usines de Chine et autres pays qui fabriquent des produits consommés quotidiennement traitent leurs employés. Peuvent-ils nous dire si les assurances santé sont données à ces employés. Morris Allen est il sûr que tous les habits qu’il porte sont produits dans des usines où la sécurité des employés est pris en compte ? Les employés qui font le ménage au séminaire théologique juif et dans les synagogues sont-ils syndiqués ? Dans quelle mesure sont ils couverts par l’assurance maladie ?
D’après Brackman, si Morris Allen et le mouvement conservative étaient logiques, ils demanderaient que ces règles éthiques soient respectées au sein de leur propre organisation et pour tout ce qu’ils achètent. S’ils redéfinissent le concept de cacherout pour y inclure des critères éthiques, pourquoi ne pas appliquer ces critères à tous les produits consommés ?
Selon le rav Levi Brackman, quand les conservatives disent que la nourriture cacher doit respecter des standarts éthiques, ils semblent crédibles, spécialement quand une usine dirigée par un orthodoxe est soupçonnée d’avoir maltraité ses employés. Afin que ce nouveau certificat de cacherout soit éthique et honnête, il doit inclure tous les produits consommés.