La Knesset a voté hier mardi en faveur de la création d'un troisième courant d'éducation dépendant de l'Etat. Il s'agit d'un réseau "général" mais renforcé en études du Judaïsme et de la tradition. L'idée d'un tel réseau est venue de l'observation du schisme grandissant entre religieux et non religieux dans le pays. Deux députés, Michaël Melchior (Avoda-Meimad) et Esterina Tartman (Israël Beiteinou), on alors proposé aux députés la création d'un réseau "intermédiaire", qui selon les initiateurs "devrait à terme devenir le plus important en Israël". Les députés présents on approuvé le texte par 15 voix contre 1 (Nissim Zeev - Shass).
Ce nouveau système n'a pas uniquement pour but d'instiller davantage de Judaïsme chez les élèves de famille laïques. Melchior et Tartmann y voient aussi un défi social: "le but est de réunir dans des mêmes cours enfants religieux et enfants non religieux" car selon les deux députés, "la séparation du réseau scolaire en deux dès la création de l'Etat a entraîné une coupure profonde dans la population. Grâce à cette loi, une nouvelle formule va voir le jour qui permettra de rapprocher les gens de tendances différentes"
En fait, il s'agit d'une version "améliorée" du réseau public général, qui selon tous les avis, a coupé plusieurs générations d'Israéliens de leurs racines juives, avec des implications énormes jusqu'au niveau politique. Les écoles du réseau général seront libres ou non d'adhérer à ce nouveau courant. Le gouvernement a accordé un budget de 3 millions de shekels pour la première année, 6 millions pour la 2e et 25 millions de shekels pour la troisième.
Un haute instance de ce "réseau mixte" sera créée, qui sera chargée de l'élaboration des programmes et de la formation des maîtres. Dans chaque école, un "coordinateur religieux" est prévu pour veiller au bon déroulement des choses et pour répondre aux questions des élèves...ou des enseignants. Afin de ne pas brusquer le système éducatif actuel, ce nouveau système sera introduit de manière progressive, avec huit écoles uniquement la première année.
L'intention des parlementaires est louable. Mais il faudra voir quelle sera la réaction des parents, et surtout si la volonté de réunir ne vas pas mener au contraire à la création de réseaux supplémentaires.