Les marchés boursiers s'effondrent dans le monde entier et on est en droit de se demander si l'économie israélienne va être touchée finalement par la crise. C'est sans doute pour répondre à cette question que la Banque d'Israël a jugé nécessaire de publier ce mardi matin un communiqué apaisant et rassurant.
A la fin de son message, elle a souligné que malgré ces perturbations, l'économie israélienne restait forte et stable et qu'elle pouvait résister aux fluctuations actuelles et affronter les nouveaux enjeux qui se présentaient.
Elle a précisé notamment que cet équilibre se manifestait essentiellement par son taux de croissance relativement élevé, le niveau de l'emploi et d'autres éléments encourageants.
Le gouverneur de la Banque d'Israël, le Professeur Stanley Fischer, a estimé pour sa part que le système bancaire israélien était solide. Il a souligné que son établissement était prêt à aider par tous les moyens les banques qui pourraient se trouver en difficulté. Il a ajouté toutefois que la situation ne l'exigeait pas pour le moment.
Parallèlement à ces déclarations rassurantes, on sait que les responsables de l'économie israélienne suivent avec beaucoup d'attention l'évolution de la crise sur la scène internationale. Des experts faisant partie de l'équipe de Fischer et des spécialistes du Trésor, étudient donc les développements enregistrés sur les marchés financiers.
Toutefois, tout le monde n'est pas tranquille. Le ministre de l'Agriculture, Shalom Simhon, a réclamé, sur les ondes de Galei Tsahal, un programme d'aide d'un montant de près de 20 milliards de shekels. Le député travailliste Ami Ayalon, qui partage l'avis de Simhon, a estimé que "les débats portant sur un élargissement de 1,7 % du Budget n'étaient déjà plus d'actualité".